Une directive européenne, adoptée en 2006 pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée, impose aux fournisseurs d’accès à l’internet (FAI) et aux sociétés de télécommunication de garder les données (ou logs) de connexion au téléphone fixe ou mobile et à l’internet de leurs abonnés pendant une durée, comprise entre six mois à deux ans, laissée au choix de chaque pays membre de l’Union européenne (1) .
Transposée dans chacun de ces pays (2), au bout d’un certain délai, cette directive, comme toutes les directives européennes, fait l’objet d’une étude pour évaluer son impact afin d’envisager une révision éventuelle (3). Or, bien que les résultats de cette évaluation n’aient pas encore divulgués (4), lors d’un discours tenu le 3 décembre 2010, la Commissaire chargée des affaires intérieures de la Commission européenne a déjà annoncé que le dispositif serait maintenu [2] [6].
Cette annonce jugée « surprenante » est faite au grand dam du contrôleur européen de la protection des données (CEPD) (5) et de plusieurs associations (Electronic Frontier Fondation, European Digital Civil Rights, …) [4] [5] qui relèvent que le dispositif, qui n’a pas prouvé son efficacité (6), constitue une atteinte à la vie privée. Read more










